30 ans de mariage ou trentenaires : mêmes galères ?

Dans leurs relations de couple, qu’est-ce qui différencie Marie et Jean, 65 ans, 5 petits enfants, de Quentin et Elodie, 32 ans, en CDD et Kévin et Léa, étudiants ? Eh bien, pas tant de choses que ça, en fait. 

Voici donc 2, 3 soucis que j’ai pu observer comme communs dans ma pratique.

L’absence d’activité partagée ; saut à l’élastique ou belote, peu importe, il s’agit de prendre soin de sa proximité.

Le stress de l’activité professionnelle, ou de l’absence d’activité professionnelle : trop de travailpas de travail ou « fini le travail !» peut générer de façon similaire inquiétude, fatigue, peur ou découragement.

Les rythmes différents selon la situation et la nature de chacun : vie active déséquilibrée, coureur de fond versus sprinter, hyperactif versus promeneur, casanier versus nomade ; La complémentarité initiale est devenue incompatibilité, pour ne pas dire insupportabilité.

Les conflits liés à la famille : les enfants devenus parents s’arrachent parfois les cheveux avec leurs parents et/ou beau-papa et belle maman, qui en ont autant à leur service !

La question de l’argent, même s’il n’y a pas de soucis d’argent. L’échelle quantitative et les enjeux peuvent être différents mais ça reste une source de conflits pratiques ou symboliques.

L’usure du quotidien. L’usure du quotidien, c’est par exemple l’exaspération de faire remarquer pour la 200e ou 1500e   fois que « c’est pas la peine de faire une balade ensemble si c’est pour que tu marches  toujours 3 mètres devant ! ». Grosse fatigue de celui/celle qui est derrière…

Ou c’est celle de s’entendre dire tous les deux jours qu’on ne fait jamais, mais alors jamais, rien à la maison ! Grosse fatigue de celui, ou plus rarement de celle, qui, quand même, parfois, (voire toujours…) va faire les courses.

L’usure du quotidien, c’est aussi l’ennui. Et certains s’ennuient très vite, ou depuis très longtemps.

Tout ça, je l’ai entendu chez des personnes de 20, 40 ou 60 ans. Qui disent leur colère, leur tristesse, leur peur, leurs blessures, leur fatigue…

  • On les dit qu’on ait 25 ou 67 ans
  • Qu’on ait 1200 euros par mois ou 4000
  • Qu’on ait un C.A.P ou un doctorat
  • Qu’on ait un T2 ou une maison à la campagne/montagne/mer pour le WE.

Parce que les émotions, les sentiments, n’ont ni âge, ni statut socio économique. Parce qu’on en revient toujours, quel que soit le profil du couple, aux questions fondamentales de la vie à deux : Est-ce qu’on a l’envie, le désir de rester ensemble ? Est-ce que chacun a encore le goût de l’autre ? Sommes-nous encore liés ?

Est-ce qu’au moins, on a envie d’avoir envie ?

C.C Conseillère conjugale

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