L’accueil du premier « autre »

Si l’on s’attend à la naissance d’un enfant, rien ne prépare en revanche à l’évènement de sa naissance, profondément déstabilisant dans l’exigence qu’il porte de lui faire entièrement place dans son altérité même. Il n’était jusque là qu’un prolongement du même, il devient soudain radicalement autre, sans que cela bien entendu ne l’éloigne aucunement. OnLire la suite « L’accueil du premier « autre » »

Ceux qui restent

L’expression « faire son deuil » connaît un succès croissant depuis quelques années. Elle s’est banalisée dans tous les domaines. C’est une trouvaille de la langue qui, en quelque sorte, reflète le génie de l’inconscient. Car « faire son deuil » est un paradoxe absolu. Le deuil est, par excellence, un moment d’impuissance : un événement réel nous percute etLire la suite « Ceux qui restent »

L’intérêt du tiers

Pour l’illustrer, un extrait de dialogue du film de Peter Weir « Le cercle des poètes disparus » (1989). Mr Keating parle de lecture, mais la métaphore illustre bien, il me semble, notre rôle. « A la surprise des garçons qui écoutaient avec intérêt, Mr Keating bondit soudain sur son bureau. Pourquoi suis-je monté ici ? Pour vous sentirLire la suite « L’intérêt du tiers »

14h05, 14h06, 14h07…

Pour les amoureux d’aujourd’hui le silence est encore plus cruel : la révolution numérique, en démultipliant les moyens de communication, en offrant à chacun la possibilité d’être joint partout à tout instant, rend les silences de l’autre d’autant plus significatifs qu’ils ne peuvent être attribués à l’éloignement géographique. Hormis la panne de batterie – qui sertLire la suite « 14h05, 14h06, 14h07… »

Esprit de Noël…

C’est l’histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment ils se disputèrent, et l’un des deux donna une gifle à l’autre. Ce dernier, endolori, écrivit sans rien dire dans le sable : « Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a donné une gifle. » Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent une oasis dans laquelle ils décidèrentLire la suite « Esprit de Noël… »

Echouer

« Il est surprenant, s’étonne Charles Pépin, que le fait de se tromper soit perçu comme humiliant par la plupart des élèves de CM1 ou de CM2, mais que les chercheurs du monde entier y voient un acte normal, formateur, nécessaire… ». Ne serait-il pas temps d’expliquer à ces élèves tétanisés par le risque de se tromperLire la suite « Echouer »

Pourquoi s’insulte t’on ?

Pour le plaisir  (Aristote) Insulter, ça soulage et ça fait du bien. Nous recourrons à l’insulte pour apaiser notre colère à l’égard de quelqu’un. La colère est un mélange de désir de vengeance et de mal-être, donc « un appétit accompagné de souffrance ». En humiliant l’autre par l’outrage, nous apaisons cette souffrance. Quand nous hasardons àLire la suite « Pourquoi s’insulte t’on ? »

Ecologie du chagrin d’amour

La catastrophe a eu lieu. L’être aimé est parti ou il vous préfère quelqu’un d’autre. Vous êtes délaissé, abandonné, en proie au doute, au dégoût de vous-même et à la jalousie. Quels remèdes employer contre le chagrin d’amour ? Stendhal suggère dans « De l’amour », une méthode qui paraîtra dérisoire, mais qui est plus efficace qu’il n’yLire la suite « Ecologie du chagrin d’amour »