Ceux qui restent

L’expression « faire son deuil » connaît un succès croissant depuis quelques années. Elle s’est banalisée dans tous les domaines. C’est une trouvaille de la langue qui, en quelque sorte, reflète le génie de l’inconscient. Car « faire son deuil » est un paradoxe absolu. Le deuil est, par excellence, un moment d’impuissance : un événement réel nous percute etLire la suite « Ceux qui restent »

L’intérêt du tiers

Pour l’illustrer, un extrait de dialogue du film de Peter Weir « Le cercle des poètes disparus » (1989). Mr Keating parle de lecture, mais la métaphore illustre bien, il me semble, notre rôle. « A la surprise des garçons qui écoutaient avec intérêt, Mr Keating bondit soudain sur son bureau. Pourquoi suis-je monté ici ? Pour vous sentirLire la suite « L’intérêt du tiers »

Echouer

« Il est surprenant, s’étonne Charles Pépin, que le fait de se tromper soit perçu comme humiliant par la plupart des élèves de CM1 ou de CM2, mais que les chercheurs du monde entier y voient un acte normal, formateur, nécessaire… ». Ne serait-il pas temps d’expliquer à ces élèves tétanisés par le risque de se tromperLire la suite « Echouer »

Pourquoi s’insulte t’on ?

Pour le plaisir  (Aristote) Insulter, ça soulage et ça fait du bien. Nous recourrons à l’insulte pour apaiser notre colère à l’égard de quelqu’un. La colère est un mélange de désir de vengeance et de mal-être, donc « un appétit accompagné de souffrance ». En humiliant l’autre par l’outrage, nous apaisons cette souffrance. Quand nous hasardons àLire la suite « Pourquoi s’insulte t’on ? »

Ecologie du chagrin d’amour

La catastrophe a eu lieu. L’être aimé est parti ou il vous préfère quelqu’un d’autre. Vous êtes délaissé, abandonné, en proie au doute, au dégoût de vous-même et à la jalousie. Quels remèdes employer contre le chagrin d’amour ? Stendhal suggère dans « De l’amour », une méthode qui paraîtra dérisoire, mais qui est plus efficace qu’il n’yLire la suite « Ecologie du chagrin d’amour »

T’es nul !

Claudine Rémy – Revue Couples et familles n° 165 – extraits Le bonnet d’âne n’existe plus, mais la parole négative et les zéros stigmatisent nombre d’enfants. Ce qui saute aux yeux, vu de l’étranger, c’est « la dictature de la classe ». Ainsi, une importance exagérée est donnée aux évaluations. Toute la mise sous pression qui précèdeLire la suite « T’es nul ! »

De l’agressivité à la violence

L’agressivité est une pulsion fondamentale de l’animal humain. Dans le sens étymologique du mot – aller vers – il n’exprime rien d’autre que cette pulsion qui amène tout petit mammifère à aller vers l’autre, apprendre à tester si celui-ci est ami ou ennemi, et à agir en conséquence. Voyez jouer de jeunes chiens et chats :Lire la suite « De l’agressivité à la violence »